Cadre d'action, histoire de l'association de sauvegarde du château de Termes - Association pour la Sauvegarde du Château de Termes en Pays Cathare (Aude), bénévolat, patrimoine, chantiers, Label REMPART

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Présentation A.S.C.T.


Dès 1942, le site composé des vestiges du château et de sa colline sont classés au titre des sites naturels remarquables, puis en 1951, le château est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Après une première notice (Heydoux, 1973) , les premières recherches de terrain furent réalisées par M. Lucien Bayrou en 1975, qui entreprit plusieurs sondages ainsi qu’un premier relevé des vestiges, dans le cadre de son travail sur les châteaux royaux des Corbières. Il présenta le site de Termes dans diverses publications (1988, 1991), et notamment dans un guide du visiteur en 1989.

L’intérêt local pour le site s’accentua dans les années 1980 par la création de l’Association pour la Sauvegarde du Château de Termes, « Termes en Termenès ».
La commune a racheté les vestiges du château au Touring Club de France en 1988. Le monument fut classé en 1989, et devint en 1990, un des sites pôles du programme départemental « Pays Cathare ».

Une première série de restaurations eut alors lieu. Des travaux d’entretien et de consolidation des vestiges ont été entrepris par le service des Monuments Historiques en 1990 et 1992. Ces travaux portaient sur la reprise des murs de la chapelle qui menaçait de s’écrouler et sur la reprise du rempart dominant le fossé (très endommagé).

Dans le cadre de l’action de mise en valeur, des chantiers de bénévoles furent organisés par l’association de 1992 à 1999. Une passerelle en bois à été construite en 1992 pour accéder à l’entrée sud-est. Des fouilles archéologiques furent dirigés  de 1992 à 1994 par M. Gauthier Langlois et ont essentiellement porté sur le bâtiment qui est considéré comme la chapelle du site.

En 1994, par souci de mieux accueillir les visiteurs, une maison traditionnelle dans le village a été entièrement réhabilité et transformée en accueil-boutique du site et salles d’exposition.

A la suite d’une étude préalable faite en 1994 par M. Régis Martin, Architecte en Chef des Monuments Historiques, plusieurs tranches de travaux de consolidation et des restaurations complémentaires furent aussi réalisées par l’entreprise Dagand en 1997 et en 1998, essentiellement sur les courtines.

Dans la perspective de ces travaux et d’un aménagement des accès au site et des cheminements intérieurs, plusieurs phases de débroussaillages et de terrassement furent réalisées par des chantiers de bénévoles de 1995 à 1997 sous la direction de M. Fabrice Chambon. La fouille de divers secteurs fut entreprise lors de ces opérations (entrée sud-est, bâtiments sud-ouest de l’enceinte basse, bâtiments est de l’enceinte supérieure).

Au total, malgré un déroulement régulier et simultané des travaux de consolidation et des interventions archéologiques, aucune approche globale du site ne s’est dessinée. Les sondages archéologiques ont accompagné des terrassements destinés à rétablir un cheminement ancien, à vider le comblement d’un édifice cultuel (chapelle), et à fouiller partiellement divers secteurs considérés de façon ponctuelle.

Une analyse des éléments fortifiés a néanmoins été réalisée par Frédéric Loppe qui, ayant participé aux diverses fouilles et reprenant la documentation issue des campagnes archéologiques, a rédigé une maîtrise portant sur l’ensemble des sites fortifiés du canton de Mouthoumet (Loppe 1999 et 2000).



En 1998, le Service Régional de l’Archéologie a mis en avant la nécessité de mieux coordonner l’action sur le terrain avec les objectifs préconisés par les services de l’Etat quant à la gestion matérielle du site. Aucun chantier estival n’a été organisé cette année-là. A la suite d’une réunion sur le site qui a réuni l’ensemble des intervenants (municipalité, Conseil Général, Service départemental de l’Architecture, Service régional de l’Archéologie), plusieurs points préalables sont apparus indispensables pour redéfinir une poursuite cohérente de la mise en valeur du site et de son étude scientifique. Il s’agissait notamment de faire réaliser un état des lieux précis des travaux d’aménagement déjà accomplis précédemment (cheminements, décaissements d’éboulis, réalisation de pierriers…), couplé avec un relevé topographique du site incluant une étude des vestiges en élévation.

Une nouvelle opération à caractère archéologique a donc été relancée pour l’été 1999. Le chantier d’étudiants et amateurs stagiaires a été encadré par un archéologue professionnel, Jean-Paul Cazes (C.C.S. Patrimoine). Les secteurs de fouilles antérieures ont été réaménagés et sécurisés. L’étude a fait le point sur l’ensemble des recherches, a soulevé les problématiques inhérentes à l’ensemble du site, et a livré un bilan sur l’état de son aménagement. Les zones de dépôt de matériaux (pierriers et déblais de fouilles) ont été recensées afin d’envisager leur évacuation. Initialement prévue pour une durée de trois ans, l’opération n’a pu se poursuivre en 2000 pour des raisons budgétaires.



Deux campagnes de relevés ont ensuite été réalisées en 2002 et 2004 afin de terminer l’approche architecturale, élément nécessaire à une reprise des travaux de terrain. Elles ont permis d’appréhender en détail l’ensemble des vestiges visibles. Leur analyse a apporté une meilleure perception des phases architecturales du monument et elle a abouti à proposer une chronologie relative des vestiges, en mettant notamment en exergue la topographie partielle du château originel des seigneurs de Termes, précédant la forteresse royale. Ces travaux ont aussi permis de bien cibler les travaux d’aménagement nécessaire à une meilleure valorisation du site.

En 2005, une campagne de fouilles ainsi que des sondages archéologiques ont été réalisés sur le site. Les sondages ont permis de déterminer la présence d’un fossé primitif lié au premier château, juste au nord de la partie sommitale, en direction de la poterne. Les sondages se sont révélés particulièrement intéressants car ils ont permis de vérifier certaines hypothèses relatives à l’histoire du site, à savoir la découverte dans la chapelle de poteries pouvant dater du VIIe siècle Av-JC.

Enfin, de 2006 à 2008, les fouilles archéologiques et les sondages

se sont concentrés sur la partie sommitale du site (salle dîtes de la chapelle, citernes) révélant de nouvelles structures du château primitif des seigneurs de Termes (XIe siècle). En parallèle, une équipe a travaillé sur l’amélioration de la sécurité sur les cheminements et aussi sur la nécessaire gestion des déblais. Un accès au château a été remodelé de façon à permettre l’évacuation des déblais au moyen d’une brouette mécanisée, seul engin capable de passer à moindre coût.

En ce qui concerne la préservation du monument, des travaux de consolidation et de sécurisation se sont portés sur le rempart d’accès au site ainsi que sur les vestiges d’une tour à bossage, travaux réalisés par l’entreprise Thillard.
Des dépenses supplémentaires se sont avérées nécessaires à la suite de la consolidation de la tour à bossage : la mise en place d’un système de récupération des eaux de pluies, qui se déversaient dans la tour, s’est révélé urgent et a induit un investissement non prévue.

En 2007 et 2008, durant deux mois, c’est le front sud de l’enceinte supérieure qui a fait l’objet de restauration : une partie du parement extérieur a été restauré et l’enceinte a été stabilisée par un rocaillage pour éviter des dégradations supplémentaires ; de plus des structures dégagées lors des fouilles ont été sécurisées.


 
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